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NanoDiag : une startup pour détecter le cancer plus tôt

NanoDiag : une startup pour détecter le cancer plus tôt

Jessica Gobbo est chercheuse clinicienne au Centre Georges-François Leclerc (CGFL), l'un des 20 centres de lutte contre le cancer en France. En 2013, elle lance le projet NanoDiag avec un objectif ambitieux : développer un kit de diagnostic précoce du cancer reposant sur un test urinaire, sur le même principe que le test de grossesse.

« J'ai fait une thèse Jeune Chercheur Entrepreneur axée notamment sur l'étude des nano-vésicules biologiques. Ces mini-cellules, présentes dans le sang et l'urine, renferment un énorme potentiel dans la détection du cancer, explique la chercheuse. Progressivement, j'ai donc choisi de m'orienter vers l'élaboration d'une méthode de diagnostic. » A la fin de sa thèse, en 2013, elle est embauchée au CGFL. C'est là qu'elle décide de tenter la création de start-up, avec le soutien du CGFL et de l'Inserm U1231. « J'ai toujours été attirée par l'entrepreneuriat. Pour moi, c'est un aboutissement, une application concrète de mes recherches. On touche du doigt la finalité de tout chercheur en cancérologie : trouver des solutions pour diagnostiquer plus tôt les cancers et donc mieux soigner les patients ».

Multiplier les soutiens pour sécuriser son projet

Encore en incubation, NanoDiag a bénéficié de financements de Premice Bourgogne et I-Site (Initiatives-Science – Innovation –Territoires – Economie). Des soutiens non négligeables qui ont permis à Jessica Gobbo de poser les premières pierres de son entreprise : dépôt de marque, études de marché, identité visuelle... Elle s'est également vu proposer un encadrement juridique et des formations à l'entrepreneuriat. Enfin, la Région a soutenu son projet en finançant une partie de son essai clinique ExoDiag promu par le CGFL « 60 patients y participent actuellement, précise la chercheuse. Les résultats préliminaires sont très intéressants mais nous tenons à valider nos hypothèses avant de commercialiser les premiers kits ».

Elle a également pris l'initiative de créer une commission scientifique réunissant le Pr. Pierre Fumoleau, directeur général du Centre Georges-François Leclerc, le directeur de l'Inserm U1231 Laurent Lagrost et Carmen Garrido, la directrice de son équipe de recherche. « Même si je suis la porteuse de projet, je pense qu'il est important de bénéficier d'un point de vue extérieur. Nous sommes fréquemment en contact, prenons les décisions collectivement et réorientons les actions si besoin ».

Aujourd'hui, elle consacre une partie de son temps à participer à des appels à projet. Et, si seule une partie des candidatures débouche finalement sur un financement, cela n'affaiblit en rien sa détermination. « Obtenir un financement est encourageant mais, même lorsque l'on échoue, on reçoit des commentaires qui nous permettent de rebondir. Cela nous pousse à nous remettre en question et nous fait progresser ».

Plus d'informations sur NanoDiag sur le site de Premice-Bourgogne
Site internet du centre Georges-François Leclerc